serge mouraret, photographe

"Lorsque la nature sauvage aura disparu, il conviendra d'aller chercher l'aventure au coeur des plus grandes cités." K. Blixen


"Once the wildlife is gone, the next biggest thrill will be able to be found in the middle of the biggest cities." K.B. (special thanks to Peter Beard)

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Depuis la catastrophe de Fukushima (Japon), les militants et associations écologistes - dont Greenpeace - organisent des rassemblement pour protester contre le maintien des centrales nucléaires en France et l'interdiction des EPR. L'occasion pour les militants de mettre en scène leur craintes ou leur colère.
À l'âge de dix-sept ans , Max Chaoul intè­gre les Cours Georges, où il apprend le dessin, le cro­quis, le patro­nage et le mon­tage. À vingt ans, il s’envole pour Paris. Stagiaire chez Pierre d’Alby, il devient rapi­de­ment l’assis­tant d’Agnès B., de Nicole Farhi et de Castelbajac. En 1971, un cou­tu­rier lyon­nais, Christian Joss, lui donne carte blan­che pour ses col­lec­tions.En 1976, il ren­contre celle qui sera sa muse : Clémentine. Il lui dédie le nom de sa pre­mière marque. En 1994, avec sa marque « Max Chaoul Couture », il s’ins­talle à proxi­mité de la place Bellecour à Lyon et développe des collections avant-gardistes, avec une tendresse marquée pour les robes de mariées. Très à l'écoute des jeunes créateurs, il est depuis quelques années président du Village des Créateur, une structure qui accompagne de jeunes marques en résidence.
Deuxième port français et cinquième port nord européen, premier port français pour le trafic des conteneurs, le port du Havre reçoit quarante pour cent des approvisionnements de pétrole brut de la France. Premier grand port sur l'axe de navigation Manche-Mer du Nord, par lequel transite le quart des échanges maritimes de la planète, Le Havre s’inscrit donc naturellement dans les rotations des grands navires de lignes régulières qu’il accueille 24h/24 et trois cent soixante-cinq jours par an, sans aucune restriction liée aux marées. Si les terminaux portuaires havrais sont à même de recevoir vraquiers (liquides et solides), porte-conteneurs et navires rouliers, le port normand a conservé sa vocation d’accueil de passagers, en provenance ou à destination de l’Angleterre ou comme escale de croisières internationales.
Étudiant âgé de 22 ans, Maxime Verner est Président de l'Association des Jeunes d e France. Candidat à l'élection présidentielle de 2012, "pour porter la voix de la jeunesse, cette générosité envers l'avenir et ce don au présent", il a lancé un mouvement de résistance aux idées du Front National. Après Vitrolles et Toulon, c'est à Lyon qu'il est venu prononcer un appel devant le mémorial Jean Moulin de Caluire, tout près de Lyon. Désireux de "réveiller les consciences sur les effets du discours de Marine Le Pen", il a déjà recueilli plus de 150 promesses de parrainages à l'élection présidentielle. Après une journée passée à Lyon, durant laquelle il a rencontré des jeunes en centre-ville, puis dans le cadre d'un café-politique à l'Université Lyon III, il va poursuivre son tour de France des départements où le FN est le plus implanté (Pas-de-Calais, Rhône, Vaucluse, Bouches du Rhône, Hérault, Aube, Var et Alpes Maritimes.
Handicap, vieillissement de la population, planning de plus en plus serré pour les actifs, l'aide à domicile revêt de multiples visages et recouvre des activités très diversifiée. Ce sujet s'attache à montrer le travail des tierces personnes spécialisées dans le soin aux personnes dépendantes. Aide à la toilette et assistance tout au long de la journée auprès d'une personne âgée, ou assistance ponctuelle auprès de personnes lourdement handicapées vivant à domicile, ce reportage montre plusieurs facettes d'un métier qui requiert empathie et sens des relations humaines.
Les reportages à caractère social font partie du métier de photojournaliste. Reste que les conditions de travail sont de plus en plus difficiles: contrôle des images, doutes quant au rôle de chacun - amateurs, professionnels, policiers -, présence sur le terrain d'une multitude d'appareils photo et de cameras - du téléphone mobile à la betacam... Chacun accepte de rendre publique son image sur les réseaux sociaux mais craint que d'autres ne la fasse paraître en pleine page à la lumière des journaux.... en France, comme à l'étranger, les images sont de plus en plus difficiles à faire.
Une ville de l'Est, mais aussi une ville entre Nord et Sud. Le poids des années passées derrière le rideau de fer, mais aussi des siècles d'une culture qui fut l'un des fleurons de l'Europe centrale au XIXe siècle. Une ville qui allie sans complexe modernité et tradition, dans une ouverture d'esprit remarquable, même si, en même temps, Budapest est la capitale d'un état qui semble vouloir, à l'instar de nombre de ses homologues, se refermer sur lui-même.
La tradition des nuits d'émeutes qui agitaient Berlin voilà quelques années à l'occasion de la Walpurgis Nacht et du 1er mai se perdent peu à peu. Sans doute à cause du vieillissement des activistes, anarchistes et autonomes berlinois mais surtout du fait des énormes moyens mis en place par la mairie depuis une dizaine d'années. Plus de rues dépavées, plus de barricades enflammées, mais ici et là, des groupes de jeunes qui entretiennent la tradition à coups de jets de bouteilles de bière et de feux de poubelles. L'occasion de quelques accrochages avec la Polizei qui ne plaisante pas avec le respect de l'Ordnung.
Les travaux de reportage industriel constituent généralement de bons exercices pour le photographe. Lumières difficiles, temps compté, obligation de s'adapter rapidement aux situations. Ici, il s'agissait en moins d'une journée de produire des images de l'ensemble des opérations - découpage, pliage, soudage, montage et finition - de plusieurs types de véhicules. Certaines images ont paru dans un document de présentation de l'entreprise, d'autres seront utilisées dans le cadre de dossiers de presse.
1929. L'extraordinaire aventure industrielle de la maison Perrin commence. Aujourd'hui, après cinq générations de soyeux, le groupe emploie près de deux cent salariés et vient d'inaugurer une toute nouvelle usine ultra moderne tout en conservant, au sein d'une petite unité, le savoir-faire d'anciens des ouvriers, amoureux d'un métier en passe de s'industrialiser à outrance. L'occasion pour le photographe de capter des signes, des gestes, des lumières et de mettre en avant ce savoir-faire.
Dans les rues de Berlin, capitale de l'Allemagne réunifiée, on ne s'attend guère à voir affluer les nostalgiques du Reich. Pourtant, chaque année, crânes rasés, bombers et rangers tentent de refaire surface, profitant de la crise générale pour en appeler au retour des trois valeurs du national-socialisme: freiheit (liberté), sozialismus (socialisme) und national (nationalisme)... On y croise des icônes mais aussi des jeunes marginaux et de vraies copies des nazis de 1926. Sous haute protection policière, les participants ne pourront effectuer le trajet initialement prévu, bloqués par les manifestants venus occuper les rues.
Quand on évoque le 1er mai, on pense aux défilés ouvriers et à la tradition socialiste qui a longtemps fait les beaux jours des pays de l'Est. Pourtant, le 1er mai, c'est aussi, à Berlin, l'occasion pour les membres du SPD et les groupes néo-nazis de tenter de reprendre pied sur le pavé d'une Allemagne qui ne veut plus d'eux. C'est l'occasion d'un déploiement de forces de police considérables et de contre manifestations, généralement pacifiques, organisées par les "Antifa" et qui rassemblent tout aussi bien militants que simples citoyens venus en famille.
Loin du clinquant et des ors des costumes coûteux de la Piazza San Marco, la procession des Marie ne rassemble que des vénitiens et commémore un événement légendaire. En 948, des pirates venus d'Istrie enlèvent douze jeunes filles à l'occasion d'une fête. S'ensuivit une bataille à l'issue de laquelle les Vénitiens mirent leurs adversaires en fuite, sauvant les jeunes filles. Pour commémorer l'événement, chaque jour anniversaire, le jour de la Purification de la Vierge - d'où le nom de fête des douze Marie -, la ville prit l'habitude de choisir douze jeunes filles pauvres et de les couvrir de riches parures.
Aller voir sur place, vivre avec les Cubains, chez les Cubains, marcher dans les rues avec eux, boire des rhums et des Cuba Libre dans les même cafés, fréquenter les mêmes restaurants, marcher dans les rues au hasard d'une ville encore belle derrière la lèpre des murs. Marcher les yeux ouverts, un Leica à la main, chargé en N&B pour ne pas tomber dans le piège du clinquant de la rouille sur fond de ciel bleu. N'avoir l'air de rien, ni journaliste, ni touriste, se départir de ses certitudes ou de ses illusions. Se dire qu'au fond, "c'aurait été bien si ça avait marché..."
Les HLM, un patrimoine ? L'idée n’est pas aussi saugrenue qu’il y paraît. L’objectif de cet ouvrage très illustré et documenté est justement de convaincre l’opinion publique, et souvent les habitants eux-mêmes, que ce patrimoine mérite mieux qu’un jugement trop rapide lui déniant toute qualité architecturale ou urbaine.
Hier, quitté Marseille. La nuit sur le bateau, la solitude, les rencontres, la couchette qui vibre au rythme des moteurs. Au matin, debout dès l'aube, le café pris au bar avec un vieux qui revient de France, pélerinage sur la tombe de son père tombé en 1944 du côté de Saint-Jean de Maurienne et puis à travers les vitres tachées de sel et d'embruns, les lumières de la côte. Le coup au coeur. Alger. Poser le sac à l'hôtel et marcher dans les rues qui s'animent. En quelques heures, vouloir "bouffer" Alger. Et se faire bouffer.
Un voyage immobile. Dans le mythe. Celui du voyage, du grand hôtel un peu défraîchi mais qui fait encore illusion, dans une ville qui génère ses propres illusions et sa légende, passé et actuelle, dans un port où l'on voit moins de mouettes que de pigeons mais plus de bateaux qu'à Marseille. Un voyage immobile. Dans ma chambre. Parce que le voyageur transporte, toujours et partout, son propre monde, ses propres rêves et toutes ses illusions et s'abrite derrière eux. Alors, je pose la question, est-ce que voir Alger de sa chambre n'est pas, quand même, voir Alger ?
VOYAGER v. i. (de voyage) 1. Faire un ou des voyages, partir ailleurs, dans une autre région, un autre pays: Aimer voyager à l'étranger. - 2. Faire un parcours, un trajet (de telle façon): Voyager en première classe. - 3. Être transporté en parlant de choses, d'animaux: Denrées qui voyagent en camion frigorifique. (Grand Larousse en 5 volumes)
"Rien de plus inutile que le voyage, diront certains. C'est la destination qui compte !" Tout comme Dan Eldon, j'aime à penser, pour ma part, que "the journey is the destination". Qu'importe l'on va, l'important c'est le temps que l'on passe à rejoindre cette destination, le trajet que l'on effectue à cette occasion, les gens que l'on rencontre, les sentiments que l'on a... Ma vision du voyage rejoint en somme celle que le regretté Alphonse Boudard avait de l'amour: "Le meilleur moment, c'est quand on monte l'escalier"!
Quand, au mois de décembre, la nuit tombe sur Marseille, les images d'Epinal s'estompent dans le vent froid. Marius prend la démarche inquiétante des trimardeurs des quais et Fanny, trop fardée, fait le pied de grue du côté de l'Opéra.
Images d'une journée "volée" au cours d'un voyage. Un dimanche comme un autre au bord de l'océan. Pas de commande, pas d'impératifs, juste des images "comme ça", pour le plaisir du cadrage, entre ready-made et jeux de couleurs.
Un voyage au cœur d'une des traditions carnavalesques du nord de la France. Dans les cafés et les brasseries, dans la rue, jeunes et vieux, hommes et femmes se mélangent dans une joyeuse promiscuité. C'est gai, libérateur, et surtout pas glauque.
"Il pleut des vieilles dames et des morceaux de bois" énonce un dicton gallois. On ne pouvait trouver plus juste pour qualifier les conditions météorologiques qui ont accompagné ce voyage à Cardiff. Pluie, froid et vent, le temps était en accord avec l'environnement urbain de notre dérive. Il était aussi l'excuse rêvée pour que les voyageurs trempés et frigorifiés trouvent refuge dans les nombreux pubs qui jalonnaient leur route...
Assis devant un demi- pression, dans la nuit qui avançait, elle me racontait "DK". Dunkerque où elle étudiait. Elle me disait la plage de Malo-les-bains où l'on croisait parfois Souchon, les cafés et les bières, les bateaux au port et les marins sans travail, les usines aux portes closes, déjà ruines, finissant de crever sous les coups de boutoir des bulldozers et des pelleteuses mécaniques. Les chantiers navals de la Normed, la Solac et le quartier de Saint-Pol... je songeais qu'il faudrait bien qu'un jour, moi aussi... C'était il y a quinze ans.
Le Sud est depuis plus de vingt ans une de mes sources d'inspiration. Les îles, les ports, les bateaux, et toujours le voyage envisagé comme un mode de vie. Une curiosité de l'oeil qui ne s'attache surtout pas aux "curiosités" que citent les guides mais, tout au contraire, qui privilégie la "banalité" des situations et des lieux.
Un voyage insolite tout au long de la rive nord du lac Léman, le parti pris de vouloir traduire la variété des paysages urbains sans quitter l'abri de son véhicule. Un long travelling cinématographique, en mode "image par image".
Un travail où la quête des ambiances le dispute à la photographie d'architecture. Un voyage à travers les rues et les quartiers d'une ville en complet renouvellement, multiple et attachante.
London calling to the faraway towns / Now war is declared and battle come down / London calling to the underworld / Come out of the cupboard,you boys and girls / London calling, now don't look to us / Phoney Beatlemania has bitten the dust / London calling, see we ain't got no swing / 'Cept for the reign of that truncheon thing
Première "livraison" d'images en couleurs d'une ville que je "sens" plus en N&B. Une approche plus impliquée dans le XXIe siècle que celle qui avait été la mienne durant les quatre premières années de mon travail sur Berlin.
Un travail de mémoire et une tentative de relecture de l'Histoire à travers des yeux d'enfants. Le D-day revisité, loin des cérémonies clinquantes et des cartes postales en couleurs.
Après des années de récession industrielle qui avaient vu le port et ses habitants mis à genoux, la cité phocéenne reprenait lentement goût à la vie. Une tentative de portrait fragmenté d'un ville du Sud, ouverte sur la mer et les cultures méditerannéenne.
La Grèce, comme un pays du Sud. Les ports, les bateaux, la mer. Les villes écrasées de chaleur, les chiens errants et le temps comme arrêté. Le choix du noir et blanc pour éviter les anecdotiques murs blanchis à la chaux et le bleu du ciel.
Des journées entières passées à marcher dans les rues, des quartiers nord jusqu'au Pirée, des halles de Monistiraki aux collines du Lycabète et de Strephi. Sans impératif professionnel, le photographe amoureux se laisse guider par ses envies et l'atmosphère des lieux.
La première fois, je suis venu à Berlin en voisin, curieux et un peu inquiet. J'ai découvert la ville en promeneur émerveilléet comme une éponge, je l'ai absorbée, perméable à toutes les images, ouvert aux rencontres.
Images "souvenirs" shootées en marge d'un reportage de guerre, snaphots pour une sorte de carnet de voyage, des photographies qui ne veulent rien démontrer, juste des instants volés à la pression de l'actualité.
Des images rapportées de deux voyages très rapprochés en décembre 1991 et avril 1992 dans une ville en proie à la restructuration imposée par la chute de Mur et l'ouverture du rideau de fer. La Glasnost n'était pas facile à vivre pour les anciens citoyens soviétiques.

Dernière mise à jour : mercredi 11 janvier 2012 (13h49)

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